
Fragments épars d’un hologramme
Changeant au fil des émotions
Une lame de rasoir sur tes lèvres
Et une larme vermillon
Sous les néons clignotants
Du parking au silence bétonné
Un reflet chromé sur tes yeux brillants
Pendant que le cuir usé
Craque dans une tension électrique
Les mains moites caressent les automatiques
Et tes jambes de résilles s’agitent
Nos cerveaux de silicones s’excitent
A l’affût du moindre signe
Permettant de briser le temps
D’une impulsion neuronale
Dans une décimale fractale
L’homme fusionne avec la machine
Dans une surhumanité existante
Et une violence tranchante
Les pneus crissent sur le bitume
Limousine noire des technocrates
Crépitement des rafales cuivrées
Explosion du verre blindé
Dans une gerbe écarlate
La chair douloureuse s’enivre
De chimie pendant que l’esprit dérive
Les bouches des armes fument
Les corps chutent comme des marionnettes
Agents objetisés de la technique au sort funeste
Les ombres fuient dans la pénombre urbaine
Portant l’ereignis naissant
Sous des cieux de méthylènes.