
Je vois les tourments de la mélancolie
Dans tes iris d’Erynie
La douleur, fulgurance ou flagrance
D’une vie en déliquescence
Tes cris claquent comme un fouet
Brisant ton corps désuet
Fêlures d’amour
Cicatrices de toujours
Et ce même refrain lancinant
Tel un pathos obsédant
Tu danses sur le fil de l’Abîme
Jouant de tes crimes
Poupée de papier glacé
Sans innocence, ni clarté
Tes veines pulsent de l’acédie
Ton visage porte le masque de la tragédie
Et pourtant je te veux
Dans une intensité à décliner les cieux
Et si seulement tu te refusais
Alors que nos émotions s’attiraient
Comme deux rhésus en latences
Tout ce sang qui gicle
Sur le cercueil de nos espérances
Trempe cet instant sacrificiel
Dans l’amertume de notre fiel
Tes griffes lacèrent mes oripeaux
Pendant que mes canines marquent ton dos
Toi et moi
En émoi
Sarcasmes de plaisir
Râles de désir
Encore, encore
Toujours plus près de la mort
Par toi elle vient
L’apocalypse est dans tes reins
Finir le duel à l’aube de tes seins
Quand tes lèvres signent la fin.