Copyright

Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur!

Catégories

Recherche

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

Publicité

Dimanche 13 mai 2007

Je vois les tourments de la mélancolie

Dans tes iris d’Erynie

La douleur, fulgurance ou flagrance

D’une vie en déliquescence

Tes cris claquent comme un fouet

Brisant ton corps désuet

Fêlures d’amour

Cicatrices de toujours

Et ce même refrain lancinant

Tel un pathos obsédant

Tu danses sur le fil de l’Abîme

Jouant de tes crimes

Poupée de papier glacé

Sans innocence, ni clarté

Tes veines pulsent de l’acédie

Ton visage porte le masque de la tragédie

Et pourtant je te veux

Dans une intensité à décliner les cieux

Et si seulement tu te refusais

Alors que nos émotions s’attiraient

Comme deux rhésus en latences

Tout ce sang qui gicle

Sur le cercueil de nos espérances

Trempe cet instant sacrificiel

Dans l’amertume de notre fiel

Tes griffes lacèrent mes oripeaux

Pendant que mes canines marquent ton dos

Toi et moi

En émoi

Sarcasmes de plaisir

Râles de désir

Encore, encore

Toujours plus près de la mort

Par toi elle vient

L’apocalypse est dans tes reins

Finir le duel à l’aube de tes seins

Quand tes lèvres signent la fin.

 

Par Herr Ravensorg - Publié dans : SCHADENFREUDE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus