Le temps disparait dans les limbes alcoolisées aux vapeurs sulfureuses
Où les corps synthétiques se meuvent, se touchent dans l’obscurité qliphotique
L’oubli vient, envahit l’esprit comme une ivresse nébuleuse
Enveloppe le manque lancinant, qui nourrit l’angoisse érotique
La musique martèle nos tympans, rythmant nos spasmes gestuels
Les approches entropiques de nos aveux symboliques
Sous des regards dérobés esquivant la tension idyllique
Les mots s’effacent dans des silences annonciateurs
D’une tempête des âmes sœurs
Où la solubilité immanente des cœurs convergent
Tes yeux sombres sont des abîmes où mon âme se noie
Et tes cheveux des vagues où mes doigts se perdent
Dans l’océan des émotions qui nous submergent
Jusqu’à ce que nos vaisseaux charnels dérivent
Et s’arriment sur nos lèvres en émoi
Vient le duel,
La friction sensuelle des épidermes frissonnant
Célébrant l’eros triomphant
Le croisement humide des langues serpentines
Dont l’alchimie s’affine
Les caresses enflamment ton éden
Alors que la foule s’ébroue et le temps s’arrête
Tu te sublimes comme une sirène
Tourbillonnant dans les flots du plaisir
Transcendée par la puissance du désir
Libre et sereine dans la plénitude de l’être
Tu vibres sur les va et vients démoniaques
D’un doigté sur une lyre dionysiaque.


